En raison de la précarité et des limites d’accès à l’eau, Mayotte fait partie des territoires français avec un fort risque de maladies oro-fécales telles que l’hépatite A, une inflammation du foie provoquée par le VHA qui est endémique à Mayotte. En 2024, neuf adultes sur dix à Mayotte présentent des anticorps contre l’hépatite A, reflet le plus souvent d’une infection survenue au cours de la vie. Ces anticorps constituent ainsi une protection suffisante contre la survenue d’une nouvelle infection. Ce taux place Mayotte parmi les territoires les plus touchés et les plus immunisés par cette maladie. Les profils les plus immunisés sont les individus venant de l’étranger, vivant à Mayotte depuis longtemps et les plus âgés. La précarité joue également un rôle important avec une influence du niveau de diplôme, de la situation professionnelle et du lieu d’approvisionnement en eau. Ce dernier facteur de risque est conforme aux connaissances établies. En effet, une grande part des concernés déclare boire l’eau qu’ils récupèrent à la rivière ou au puits.
EpiMay 2025 - Chimique
Etude et rapport
En 2024, l’ARS et l’ORS de Mayotte ont lancé l’étude EpiMay pour un diagnostic du territoire grâce à la passation d’un questionnaire et la réalisation de prélèvements sanguins. L’enquête est en partenariat avec l’URPS infirmiers, Eurofins Biomnis et Capgemini.




