Avant la seconde vague attendue en 2026, seul 1 habitant sur 3 est immunisé contre le chikungunya.
Chez les adultes, ce taux atteint 1 personne sur 2, traduisant une circulation déjà importante du virus.Toutefois, ce niveau reste inférieur au seuil d’immunité collective, estimé entre 60 % et 75 %, nécessaire pour freiner durablement l’épidémie.
Certains profils sont davantage touchés par la maladie :
- Les personnes âgées, avec des taux d’infection plus élevés
- Les personnes non scolarisées, mettant en évidence un enjeu de compréhension des messages de prévention
Ces inégalités soulignent la nécessité d’adapter les actions de sensibilisation à tous les publics.
Le chikungunya est une maladie généralement bénigne, mais particulièrement douloureuse.
- 8 personnes infectées sur 10 présentent des symptômes
- Un recours fréquent à la médecine traditionnelle est observé
Il reste essentiel d’encourager le recours aux soins, notamment pour les publics les plus fragiles. La baisse actuelle du nombre de cas ne signifie pas la fin de l’épidémie. Elle s’explique principalement par la fin de la saison des pluies, et non par une immunité suffisante de la population.
Les modèles confirment une diminution de la transmission liée à la baisse de la pluviométrie. Certaines pratiques favorisent la prolifération des moustiques :
- 7 habitants sur 10 déclarent jeter régulièrement leurs déchets hors des bacs (étude ARS 2023)
- 1 habitant sur 3 n’adopte aucune mesure de lutte contre les moustiques à domicile (étude ARS 2023)
Ces comportements augmentent les risques de transmission du virus.
Les épidémies de 2025 et 2026 confirment que le chikungunya reste un enjeu majeur de santé publique à Mayotte. La protection individuelle et collective reste essentielle :
Éliminer les eaux stagnantes
Assurer une bonne gestion des déchets
Se protéger contre les piqûres de moustiques
Il est également important de consulter un professionnel de santé, notamment pour :
- les femmes enceintes
- les nourrissons
- les personnes âgées
Même en cas de symptômes jugés bénins.




