Recommandations aux voyageurs

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Recommandations aux voyageurs
En période de retour de vacances et lors de vos déplacements, le risque d’importation de maladies en provenance des pays visités est particulièrement élevé, qu’il s’agisse de maladies contagieuses comme la rougeole ou de maladies transmises par les moustiques comme la dengue, le paludisme, le chikungunya ou le zika.
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L’ARS recommande donc aux voyageurs de retour d’une zone à risque de consulter immédiatement un médecin en cas d’apparition de signes de ces maladies et notamment de fièvre.

En cas de séjour dans un pays où circulent les maladies transmises par les moustiques, il est également important de continuer à se protéger des piqûres de moustiques à son retour sur le territoire, pour éviter de transmettre la maladie à son entourage.

La dengue et d’autres arboviroses (chikungunya, zika,….) circulent actuellement dans de nombreux territoires de la zone Océan Indien, à la Réunion (épidémie de dengue depuis 2017), en Afrique (notamment en Tanzanie, au Kenya, en Côte d’Ivoire, en République Démocratique du Congo, au Congo Brazzaville) et en Asie.

Si actuellement Mayotte connait une circulation du virus de la dengue, les agents infectieux responsables du chikungunya et du zika ne circulent pas actuellement à Mayotte. L’île reste néanmoins vulnérable du fait de la présence de moustiques vecteurs de ces maladies.

L’introduction d’une de ces maladies  par un voyageur de retour d’une zone à risque peut ainsi être à l’origine de la propagation de cette maladie sur le territoire,

Les symptômes qui doivent alerter :

  • fièvre
  • maux de tête
  • douleurs articulaires et/ou musculaires
  • sensation de grande fatigue
  • éruptions cutanées

Le Paludisme

Le paludisme est une maladie parasitaire transmise par les moustiques. Le paludisme est endémique dans plusieurs pays de la sous-région de l’Océan Indien (Madagascar et Union des Comores) ainsi que dans certaines zones d’échanges avec Mayotte (Asie, Afrique). Depuis 2014, l’île de Mayotte est classée par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) dans les zones en voie d’élimination du paludisme, les cas acquis localement ayant quasiment disparus.

Mayotte reste toutefois très vulnérable et la reprise d’une transmission locale par introduction de parasites importés est toujours possible. En effet, le nombre de cas importés en provenance de pays d’Afrique, de l’Union des Comores ou de Madagascar est en augmentation depuis plusieurs années.

Les symptômes du paludisme sont :

  • La fièvre souvent associée à des frissons et des sueurs
  • Des maux de tête, des douleurs musculaires
  • Des vomissements ou nausées

Des formes graves de paludisme peuvent conduire au décès en l’absence d’une prise en charge médicale rapide.

RECOMMANDATIONS AUX VOYAGEURS

Au départ vers une zone à risque

  • Se protéger contre les piqûres de moustiques pour éviter de contracter la maladie pendant le séjour.
  • Consulter immédiatement un médecin en cas de symptômes.

Si le pays visité présente un risque de paludisme,  le médecin traitant prescrira un traitement préventif qu’il faudra suivre scrupuleusement pendant et après le séjour.

Pendant le séjour

  • Se protéger contre les piqûres de moustiques en  utilisant des moyens  efficaces : sprays et crèmes  répulsives, moustiquaire, vêtements longs et clairs, etc
  • Prendre le traitement préventif du paludisme si ce dernier a été prescrit
  • Consulter immédiatement un médecin en cas d'apparition de symptômes.

Au retour à Mayotte

  • Continuer à se protéger contre les piqûres de moustiques dans les jours suivants l’arrivée pour ne pas transmettre la maladie
  • En cas d’apparition de symptômes :
    • Consulter rapidement mon médecin en lui indiquant le ou les pays visité(s).
    • Continuer impérativement de se protéger des piqûres de moustiques pendant au moins une semaine pour éviter de contaminer son entourage.
    • Eliminer les récipients contenant de l’eau autour de son habitation.

 

Affiche "La dengue circule à Mayotte"

La rougeole circule de manière active dans de très nombreux pays, et notamment dans la zone Océan Indien et en France métropolitaine. C’est une maladie hautement contagieuse qui se transmet par voie aérienne, par la salive, quand on tousse ou quand on éternue. La rougeole touche les personnes non protégées par la vaccination, y compris les adultes.

A Mayotte, depuis le début de l’année, 29 cas de rougeole ont été déclarés à l’ARS OI, dont 6 cas importés. 

Le seul moyen de se protéger et de protéger son entourage est de se faire vacciner. Il est donc important de mettre à jour ses vaccinations, notamment en prévision de déplacements hors du territoire.

RECOMMANDATIONS AUX VOYAGEURS 

Avant le départ

  • Vérifier son statut vaccinal, ainsi que celui des enfants, vis-à-vis de la rougeole auprès d’un professionnel de santé (médecins traitants, infirmiers, sages-femmes…),
  • Consulter un médecin pour un rattrapage vaccinal avant son départ, si les vaccins ne sont pas à jour.  Deux doses de vaccin sont nécessaires pour assurer une protection efficace.

Au retour

  • Consulter un médecin, en cas de signes évocateurs, en lui précisant le pays visité :

     

    • Fièvre supérieure à 38,5°C
    • Toux, nez qui coule, yeux rouges et larmoyants (conjonctivite),
    • Eruption cutanée : boutons rouges qui apparaissent d’abord sur le visage puis s’étendent au reste du corps

Chez une personne non protégée (par le vaccin ou par une rougeole antérieure), la maladie peut apparaître de 7 à 18 jours après avoir été en contact avec une personne ayant la rougeole.

Affiche Rougeole mayotte