La santé sexuelle constitue un enjeu majeur de santé publique à Mayotte. À travers les données recueillies dans le cadre de l’étude EpiMay 2025, plusieurs tendances importantes se dessinent concernant la prévention, le dépistage et la connaissance du VIH sur le territoire.
L’étude confirme une progression de la prévalence du VIH à Mayotte, avec 5 personnes séropositives pour 1 000 adultes, contre 1 pour 1 000 en 2019. Elle met également en évidence une méconnaissance préoccupante de la maladie : une part significative de la population ne connaît pas son statut sérologique ou se trompe sur celui-ci.
Face à ces constats, le dépistage apparaît comme un levier essentiel pour améliorer la prise en charge précoce, limiter les transmissions et renforcer la prévention. L’ARS Mayotte poursuit ainsi le déploiement d’une stratégie ambitieuse visant à faciliter l’accès au dépistage et à l’information sur l’ensemble du territoire.
Cette stratégie repose notamment sur :
- le développement des antennes CeGIDD ;
- le déploiement des tests rapides d’orientation diagnostique (TROD) VIH, VHB et VHC ;
- l’ouverture du dépistage dans les PMI ;
- la formation des professionnels et acteurs associatifs ;
- le dispositif « Au labo sans Ordo » ;
- le renforcement des actions d’aller-vers auprès des populations ;
- ainsi que le soutien à la ligne Mayotte Info Santé Sexuelle.
L’année 2025 a également marqué une avancée importante avec la création du premier Comité de coordination régionale de la santé sexuelle (CoReSS) à Mayotte, renforçant la coordination des acteurs engagés dans la prévention, le dépistage et la promotion de la santé sexuelle.
L’étude met enfin en lumière l’importance de la mobilisation collective menée sur le territoire à travers les semaines de dépistage, les campagnes de sensibilisation et les nombreuses actions de proximité conduites par les professionnels de santé, les associations et les institutions partenaires.
Ces résultats permettent d’éclairer les politiques publiques et de poursuivre le développement d’actions adaptées aux besoins de la population mahoraise en matière de santé sexuelle.




